Nous recevons aujourd’hui Djamil Beloucif et Mohammed Lakhdar Tati, deux invités que nous avons laissé converser en tête à tête pendant une heure.
Djamil Beloucif est réalisateur, membre fondateur du Clou, association qui propose des ateliers de cinéma se déclinant en description, analyse et interprétation d’images. Le Clou organise également des événements, comme cette rétrospective dédiée aux œuvres du cinéaste algérien, Mohammed Lakhdar Tati.
Lakdar Tati a réalisé plusieurs courts-métrages dans l’Algérie des « années de sang », puis il a émigré en France, en 2003. Il a depuis réalisé quatre films : Aveux, un court-métrage de fiction en 2003 ; Joue à l’ombre ! (2006), documentaire réalisé dans les rues d’Alger, puis Dans le silence, je sens rouler la terre (2010).
En 2017, Tati réalise son premier long métrage, Fais soin de toi. Un road documentaire d’Alger au Sud du pays, où il sonde la définition de l’amour et du sentiment amoureux de ceux qu’il rencontre. Selon Lakhdar Tati : » le sentiment amoureux est un indicateur assez fiable pour mesurer le mal-être et la mal-vie des Algériens. La question de l’amour révèle les ravages de la politique de la haine de soi exercée par le pouvoir en place, si bien que les Algériens ont intériorisé l’idée qu’ils sont brutaux, violents, fainéants et qu’ils ne sont pas faits pour aimer. Dans leur conception, l’amour est fait pour les Occidentaux. »