Pour la 31e édition du Festival de Marseille, nous recevons le chorégraphe Khalid Benghrib pour son spectacle Urban Gnawa Project, présenté le dimanche 14 juin à la Friche la Belle de Mai.
Le chorégraphe marocain invite 250 danseur·ses à vivre une expérience de transe collective portée par la présence de chacun·e. Sans hiérarchie ni leader. Une performance pensée pour Marseille, fondée sur la cohésion humaine et le partage, entre rituel gnawa et danse contemporaine.
La découverte de la danse étant pour Khalid Benghrib celle de la science et du savoir, le chorégraphe n’a eu de cesse d’explorer le mouvement à travers la création, l’enseignement, la recherche, la transmission. Avec l’idée, toujours, du partage d’une expérience humaine. Urban Gnawa Project s’inscrit dans cette démarche singulière, qui fait de la transe un moment de dynamique commune « où le corps devient le lieu d’un passage entre l’individuel et le collectif ». Où son propre héritage familial gnawa, inscrit dans son corps et son esprit, nourrit son écriture depuis qu’il a plongé dans les profondeurs du rituel processuel et compris que la musique et la danse gnawa avaient une dimension humaine fondatrice. Fort de « son parcours de trente ans de vie » et riche de ses recherches sur la mémoire vivante du geste, il s’autorise à passer de l’intensité fondamentale de la danse gnawa à l’écriture contemporaine. Et ouvre sa démarche introspective aux autres comme guide, accompagnateur et soutien pour qu’elles et ils trouvent leur propre souffle : ainsi, à partir du protocole de la transe et de ses rituels formels, théâtralisés, il conduit les danseur·ses amateur·ices vers une transe monumentale sur la musique interprétée par un maître gnawi et sa troupe, combinée à la musique électronique de Max Frimout.
Toute la programmation https://www.festivaldemarseille.com/
