« On ne peut pas designer des systèmes numériques sans designer en même temps des rapports de pouvoir. »
Dans ce nouvel épisode de Culture Pixelle, nous recevons Douglas Edric Stanley, artiste, designer et théoricien, pour une discussion autour du design algorithmique, du jeu et des enjeux politiques du numérique.
Pour Douglas, la création n’est pas un commentaire extérieur sur la technologie : c’est un moyen d’y entrer pleinement, de l’éprouver et d’en révéler les impensés.
« Une des manières les plus intéressantes de poser des questions sur la technologie, c’est l’enchantement de la création. »
Face aux discours de neutralité technique, il rappelle une évidence souvent occultée : toute interface, tout algorithme, tout système numérique organise des rapports de force — qu’on le veuille ou non.
« On ne peut pas designer des systèmes numériques sans designer en même temps des rapports de pouvoir. »
Dans ce contexte, le jeu devient un outil central. Non comme divertissement, mais comme espace d’expérimentation collective, capable de rendre sensibles des mécanismes politiques complexes.
« Le jeu est fondamentalement pédagogique : quand on joue, on expérimente, on comprend, on se met dans la peau d’un autre. »
Un épisode précieux pour penser le numérique autrement : comme un terrain de création, de conflit, mais aussi de réappropriation démocratique.