La Friche La Belle de Mai

15 MAI 2009 – La Friche la Belle de Mai, à Marseille, entre dans une nouvelle étape d’aménagement. Le site sera désormais géré par une double entité : une Scic (Société coopérative d’intérêt collective), dirigée par l’architecte Patrick Bouchain et une association, Système Friche Théâtre, conduite par Philippe Foulquié. Mais l’aménagement et le projet d’action artistique et culturel sont plus que jamais indissociables. La culture s’affirme ici comme un enjeu économique et urbain à part entière.

Se promener sur le visage des villes

11 MAI 2009 – Mathias Poisson nous propose d’éprouver la nature contingente et subjective du réel. Auteur d’un guide touristique expérimental, dessinateur de cartes sensibles, guide de visites publiques et aventureuses, cet artiste plasticien et performeur se promène, souvent avec des complices, dans les villes méditerranéennes. Au carrefour de plusieurs disciplines, il transforme les perspectives sur les paysages urbains, décèle des points de vue, des correspondances et des liens inédits. Il nous donne ainsi à lire autrement notre environnement… et en renouvelle le récit.

Malocchio

05 MAI 2009 – Écrit par l’auteur marseillais Bruno Leydet, Malocchio retrace le parcours d’un architecte immigré toscan, Beniamino Cappeletti, dans le Marseille des années 1920. Déracinement, reconstruction, identité marseillaise, superstition, Malocchio est la chronique d’une ville, de sa culture et de son destin méditerranéen.

Des trognes à Almaty – Genèse de la forêt urbaine

16 AVRIL 2009 – Une mutation extraordinaire
est en train d’avoir lieu
dans nos représentations de la nature

Entretien avec Isabelle Guillauic, architecte

Vous connaissez Isabelle Guillauic : elle a été chef de projet chez Jean Nouvel, où elle a entre autres coordonné le chantier du musée du Quai Branly. Suite à une récente reconversion qui l’a ramenée à ses premières amours, on la retrouve aujourd’hui thésarde, travaillant sur un sujet qui ne pouvait que nous toucher : au point d’intersection entre art contemporain et environnement urbain, elle met en ce moment la dernière main au concept de « forêt urbaine » qu’elle élabore depuis quelques années et qui, entre temps, a commencé à prendre corps ici et là dans la ville.

L’être humain est un nœud parmi d’autres nœuds

31 MARS 2009 – Comment en êtes vous venue à définir votre travail de recherche comme de l’”écologie urbaine”?

Au début des années 1990, c’était en effet sous la notion d’“écologie urbaine“ que j’ai souhaité définir mes activités de recherche ; et cela me convient toujours aujourd’hui. L’expression “environnement urbain“ me semblait trop restrictive ; et quant à celle de “ville durable“, elle n’existait pas encore.

Bordeaux, ville sauvage ?

10 MARS 2009 – La forêt riveraine, rivulaire ou ripisylve (étymologiquement du latin ripa, rive et sylva, forêt), est l’ensemble des formations boisées, buissonantes et herbacées présentes sur les rives d’un cours d’eau, la rive désignant l’étendue du lit majeur du cours d’eau non submergée à l’étiage.

Exils

22 FEV. 2009 – Un samedi matin sur le vieux port, rendez-vous pour une balade littéraire avec la journaliste et guide d’origine berlinoise Sabine Günther de l’association Passage&Co.

Marseille en chantant

22 FEV. 2009 – En fait de transport ou de voyage, celui-ci est purement musical…et virtuel : c’est à une traversée de l’histoire marseillaise en chansons que nous convie ce bus nommé Marseille, un site internet ludique avec un bel univers graphique, qui tient son nom de « Bagages accompagnés », un spectacle-exposition en autobus, conçu par Serge Hureau du Hall de la chanson, assisté d’Olivier Neveux, et qui a tourné il y a quelques années en PACA.

Le blog Marseille, ville sauvage entre au musée

18 FEVRIER 2009 – Le blog « Ville sauvage », créé en avril 2008 pour Marseille 2013, a fait de beaux petits : une exposition du même nom, consacrée à la biodiversité en ville, vient d’ouvrir au Muséum d’histoire naturelle de Marseille. Blattes, fouines, chauves-souris – le Museum a recensé près de 1 500 espèces sur la commune (sans compter les espèces marines), dont 150 espèces d’oiseaux et une quarantaine de mammifères.

Adduction d’eau et colonisation

27 JANVIER 2009 – Quoi que l’on pense, d’un point de vue esthétique, de ce festival symétrique d’allégories, le Palais Longchamp, monumental château d’eau en l’honneur des eaux de Durance, est le témoin spectaculaire d’un tournant majeur dans l’histoire urbaine : l’invention et la mise en œuvre de l’hygiène en ville. Mais son style triomphal, contemporain de la conquête et de la colonisation de l’Algérie, dépasse largement la simple résolution d’un problème de santé publique, aussi crucial soit-il : il exprime aussi de façon éclatante la prégnance, au XIXe siècle, d’une conception qui oppose l’une à l’autre, et définit l’une par l’autre, la « nature » et la « civilisation ». Le palais Longchamp est, dans son faste naïf, un emblème architectural éclatant de cette victoire sur la nature, de la maîtrise ou de l’éradication des éléments naturels – « microbes » et « indigènes ».